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Contre la dissolution d’Urgence Palestine et de la Jeune Garde antifasciste, pour une réponse coordonnée aux attaques gouvernementales contre nos mouvements

Photo du pont de Senoueix avec un drapeau palestinien accroché en haut d'un arbre

La veille du 1er Mai, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, a annoncé lancer une procédure de dissolution à l’encontre du principal mouvement de soutien au peuple palestinien en France : Urgence Palestine

En annonçant la dissolution de ce collectif et celle de la Jeune Garde antifasciste, Retailleau musèle les voix qui s’opposent au génocide à Gaza et confirme que l’extrême droite n’a pas besoin d’attendre les prochaines élections pour exercer le pouvoir. 

Le Syndicat de la Montagne limousine se joint à l’ensemble des forces qui ont exprimé dès les premières heures suivant cette annonce leur solidarité avec cette coalition emmenée par des exilé·es palestinien·nes en France et fer de lance de la mobilisation populaire en solidarité avec le peuple palestinien.

Prendre cette position en tant qu’organisation locale d’habitant·es répond pour nous à plusieurs facteurs croisés de la situation présente : à la fois une marque de solidarité particulière avec Urgence Palestine, face à cette nouvelle tentative du gouvernement de faire taire toutes les voix contestataires, une solidarité avec le peuple palestinien et avec les personnes et les organisations qui brisent le silence sur le génocide en cours, et une prise de parti aux côtés de toutes les associations, collectifs, syndicats qui subissent depuis des mois et des années un véritable harcèlement administratif et judiciaire de la part des gouvernements successifs. En effet, en Limousin comme en tant d’autres points du territoire, il ne se passe plus une semaine sans que nous ayons vent de nouvelles attaques préfectorales contre les personnes exilées (multiplication des obligations de quitter le territoire, arrestations coordonnées d’exilé·es à travers tout le Limousin le 27 mars dernier…), contre les collectifs et les personnes qui participent à leur soutien et à leur accueil, contre les associations et personnes actives dans les luttes contre la surexploitation forestière, contre l’accaparement de l’eau, ou qui tentent de s’organiser de manière autonome pour répondre à leurs besoins. Pour ne parler que d’exemples récents, on ne compte plus les associations qui se sont vu refuser des subventions publiques ou des agréments au titre du Contrat d’engagement républicain, et pour être suspectées de participer de près ou de loin aux luttes sociales, féministes, anti-racistes ou écologiques, mais aussi les personnes harcelées de différentes manières par les services administratifs ou la gendarmerie pour des motifs toujours plus absurdes (retraits de permis de chasser ou de conduire pour des raisons politiques, poursuites et placements en garde à vue abusifs…).

Les derniers mois ont aussi vu des centaines de personnes poursuivies partout en France pour avoir simplement témoigné publiquement de leur solidarité avec le peuple gazaoui sous le feu incessant de l’armée israélienne.

L’annonce de la dissolution d’Urgence Palestine quelques heures à peine après un assassinat islamophobe, et à l’heure où le gouvernement israélien annonce une invasion totale de la Bande de Gaza, relève d’une surenchère criminelle du gouvernement français. Par là même, il assume pleinement sa complicité avec l’écrasement et le déplacement de la totalité de la population de Gaza et sa propre fuite en avant raciste et xénophobe. 

S’il est bien d’autres situations dramatiques en cours de par le monde, au Soudan, au Congo, au Myanmar, en Ukraine, qui méritent tout autant notre solidarité, la situation de guerre coloniale totale à Gaza en tant qu’elle implique directement la plupart des gouvernements occidentaux (qui la soutiennent tous au moins verbalement ou par leur silence) et en tant qu’elle a suscité un mouvement de solidarité mondial massif, a une dimension symbolique particulière. Contrairement à des pays proches comme la Belgique, l’Espagne ou l’Irlande, la France refuse toujours de prendre la moindre sanction contre Israël, comme a minima la dénonciation de l’accord commercial UE-Israël. Complice du criminel de guerre Netanyahou, le gouvernement français l’a laissé survoler le territoire au mois d’avril, en violation des règles internationales. Il s’apprête à laisser venir des industriels militaires israéliens au salon de l’armement du Bourget, et ne prend aucune mesure pour empêcher la livraison d’armes françaises à Israël.

La destruction et l’invasion totale de Gaza couplée à l’attaque systématique partout dans le monde des soutiens les plus actifs du peuple palestinien sont une attaque contre nous toutes et tous. N’attendons pas d’être les prochain·es sur la liste de monsieur Retailleau ou de ses successeurs.

Quand la presse réac investit le plateau

La réponse du berger à la bergère…

Après les articles vindicatifs et hostiles au Plateau en général, et au Syndicat en particulier, parus dans différents journaux nationaux de droite (dont Le Point à deux reprises), la meilleure réponse est sans doute dans l’humour. Ce qui a été fait dans une petite vidéo pleine de légèreté (mais néanmoins pas sans profondeur) que vous pouvez visionner ici :

plateau ultragauche syndicat ?

Toutes les questions que vous avez toujours voulu poser au Syndicat sans oser le faire…

Quelle est la forme juridique du Syndicat ?

Le Syndicat de la Montagne limousine est une association conforme à la loi de 1901, c’est à dire, pour reprendre l’article premier de cette loi : « la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. Elle est régie, quant à sa validité, par les principes généraux du droit applicables aux contrats et obligations. » C’est le cas du Syndicat qui a par ailleurs fait le choix de ne pas se déclarer en préfecture comme l’y autorise cette même loi de 1901.

Mais cela est-il légal ?

Oui tout à fait. Laissons à ce sujet répondre le site du gouvernement Asso.gouv : « Une association de fait est légale : elle peut se constituer sans autorisation, ni déclaration. Créer, faire fonctionner ou dissoudre une association n’exige aucune formalité. Les membres peuvent librement choisir leurs règles de fonctionnement ou d’organisation. »

Pourquoi ne pas se déclarer en préfecture ?

Le Syndicat se sent davantage comme un « mouvement », une « dynamique » que comme une structure de plus. Il n’exclut pas de créer des associations déclarées pour telle ou telle action qu’il aura initiée ou accompagnée si le besoin s’en fait sentir, comme cela s’est déjà produit avec la création, par exemple, de l’association Haut-les-cimes qui a ainsi son indépendance autour d’un projet spécifique (ici le rachat collectif de forêts).

Y-a-t-il alors un ou des responsables ?

Oui, bien sûr. Il s’agit des personnes qui font fonctionner l’association et qui sont alors considérées comme les dirigeants de fait de l’association. Par exemple les rédacteurs de ce journal, les organisateurs d’une veillée trimestrielle, les membres des groupes de travail, etc. L’association de fait engage la responsabilité personnelle des membres.

Y-a-t-il un système d’adhésion pour appartenir au Syndicat ?

Non, c’est la participation active aux groupes de travail ou aux diverses manifestations organisées au nom du Syndicat qui manifeste l’adhésion à cette démarche citoyenne locale. Elle peut également se manifester par des actions concrètes (par exemple diffuser ce journal) ou par un soutien financier (en se rendant sur le site syndicat-montagne.org, rubrique soutenir).

Comment rencontrer des membres du Syndicat ?

Rien de plus simple ! Vous pouvez vous rendre aux réunions organisées par le Syndicat, comme les veillées trimestrielles ouvertes à tous et à toutes, contacter par leur adresse mail les différents groupes de travail et les rencontrer, etc.

Pourquoi les articles du Journal du Syndicat ne sont-ils pas signés ?

Parce qu’il s’agit généralement d’articles écrits par plusieurs personnes, relus et corrigés collectivement et que c’est ainsi la parole du Syndicat qui est mise en avant plutôt que celle de telle ou telle personne. Quant aux textes des pages « ça se discute », ils peuvent être contradictoires mais le comité de rédaction du Journal ne souhaite pas personnaliser les débats qui expriment souvent l’avis de plusieurs personnes.

Comment est financé le Syndicat ?

Essentiellement par… le bénévolat ! Certaines actions de certains groupes ont bénéficié d’aides publiques (par exemple le groupe d’entraide administrative et juridique pour son action de soutien aux personnes en difficulté avec des administrations ou le groupe de soutien psychologique pour l’organisation des rencontres d’octobre 2022 de Faux-la-Montagne). Par ailleurs certaines associations locales ou fondations nationales qui se sentent concernées par les actions du Syndicat ont pu contribuer occasionnellement au financement de telle ou telle action. Pour le reste, des particuliers font des dons (réguliers ou non) pour contribuer à la vie du Syndicat, une nécessité pour développer nos actions et assurer une certaine indépendance au Syndicat. Mais encore une fois la plus grande part de ce qui serait le « budget » du Syndicat vient du bénévolat de ses membres.

Mobilisation internationale en défense de l’eau et contre les « Méga-bassines »- Réunion publique le 11 mars à 18h30- Eymoutiers

Nota Bene: Suite à un couac de communication interne sur l’horaire, deux horaires ont été annoncés l’un à 18 h, l’autre à 19h… pour se rattraper autant que possible, nous commencerons la présentation de la lutte contre les méga-bassines à 18h30! et le point sur le week-end des 25-26 mars à 19h. Désolées pour le couac.

Ce samedi 11 mars à 18h30 aura lieu à Eymoutiers une réunion publique de mobilisation pour la manifestation internationale en défense de l’eau et contre les « méga-bassines » qui se tiendra les 25 et 26 mars prochains dans le Poitou. Le Syndicat de la Montagne Limousine appelle à cette nouvelle mobilisation comme il l’avait fait pour les précédentes. Lors de cette soirée nous présenterons l’actualité et les enjeux de la lutte contre les Bassines – ces méga-réserves d’eau destinées à l’irrigation des grandes surfaces céréalières industrielles dans les plaines de l’ouest- , mais aussi la mobilisation internationale en cours pour le 25 mars menée par les collectifs Bassines Non Merci et les Soulèvements de la Terre. Ce moment sera aussi l’occasion de s’organiser pour aller nombreux. ses se joindre à ce moment qui promet d’être historique depuis le Limousin.

Mais pourquoi donc en veulent-ils tant au Syndicat ?

Un spectre hante la Montagne limousine : le spectre du Syndicat. Des puissances qui se sentent manifestement bousculées par son existence se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre et l’accuser de tous les maux.

Le sabotage de l’enduro d’Aubusson le 5 novembre : c’est lui ! Un squat qui s’ouvre à La Villedieu : c’est lui ! Il est partout, gangrène tel « un cancer » le territoire, impose sa vision des choses et empêche les gens de vivre comme ils le veulent… Diable ! De quels pouvoirs dispose donc ce spectre pour faire se lever tant de fourches ?

STOP ! Et réfléchissons un peu.

Des projets concrets

Depuis trois ans, sous le chapeau du « Syndicat de la Montagne limousine », quelques dizaines de personnes, peut-être une centaine, peut-être plus, se retrouvent dans des groupes de travail pour mener différents projets qui leur semblent importants et bénéfiques pour le territoire et les personnes qui y vivent. Par exemple : faire connaître aux communes les possibilités juridiques qui s’offrent à elles pour mobiliser des biens immobiliers vacants ; recenser les différentes solutions de transports collectifs qui existent sur la Montagne ; s’opposer à des coupes rases de feuillus et proposer des pratiques alternatives ; créer une auto-école associative pour rendre plus facile et accessible l’apprentissage de la conduite automobile ; organiser des permanences d’entraide juridique et administrative ; animer un groupe de soutien psychologique ; débattre de la ressource en eau et réfléchir aux moyens de la préserver ; soutenir les personnes exilées qui arrivent chez nous et, pour certaines, souhaitent s’y installer ; créer un outil de financement pour acquérir des parcelles forestières et les gérer de manière durable ; organiser des formations à l’agriculture ou à la foresterie ; etc. Tout cela de manière très transparente (voir son site et ses publications).

D’autres projets sont également à l’étude (une société foncière pour mettre des terres à la disposition d’installations agricoles, des lignes de transports d’utilité sociale autogérées, un organisme d’accueil communautaire et d’activités solidaires, une conserverie, etc.) qui sont présentés dans le journal du Syndicat, diffusé gratuitement sur la Montagne limousine.

Des positions claires

Par ailleurs, à côté de ces nombreuses mais encore modestes constructions, le Syndicat, comme tout syndicat, est amené à prendre position pour soutenir ou susciter des mobilisations contre des projets nocifs qui lui semblent aller dans un sens contraire aux objectifs qu’il défend (les « six perspectives » qu’on retrouve ici).

Ainsi, il s’est joint à l’Appel et à la Marche pour des forêts vivantes ; il s’est engagé par solidarité avec les autres riverains du bassin versant de la Vienne contre les projets de mégabassines dans les Deux-Sèvres ; il a répondu à l’appel des résidents d’un Centre d’accueil de demandeurs d’asile qui cherchaient un soutien pour améliorer leurs conditions d’accueil, ou encore, plus récemment, à celui de l’association Associtra pour contester l’agrandissement de la scierie Farges à Égletons. Tout cela également dans la plus grande transparence.

Mettre les points sur les i

Ces actions et ces positions gênent certain·es qui, dans la plus grande confusion, tentent de discréditer le Syndicat en lui attribuant des responsabilités qu’il n’a pas prises ou en donnant à son rôle et à son influence une place caricaturale et mensongère. Ainsi, un ex-député défait aux dernières législatives, un agriculteur dont les choix économiques s’avèrent des impasses, un maire, président déchu d’une communauté de communes, poursuivi pour faux en écriture publique, mais aussi le président du Parc naturel régional et d’autres élus qui ne connaissent nullement le Syndicat, ont-il entrepris une croisade pour dénoncer ses soi-disant prises de position, lui mettre sur le dos des actions qu’il n’a pas entreprises et sur lesquelles, pour certaines, il n’a eu ni l’occasion, ni le temps, ni l’opportunité de se positionner. Des évènements très différents, comme la course de motocross Enduo d’Aubusson ou l’ouverture d’un squat à La Villedieu, sont aussitôt exploités par ces petits barons qui mettent de l’huile sur le feu dans la poursuite de leur seul intérêt personnel ou pour faire oublier un instant les casseroles qu’ils ont aux pieds. Le silence n’étant pas toujours la meilleure réponse aux bêtises qu’on entend ou qu’on voit, le temps est venu de mettre quelques points sur les i, moins pour ceux qui profèrent ces bêtises que pour ceux qui les entendent et pourraient bien croire ce qu’on leur dit tant que, de notre côté, le « faire et laisser braire » est à l’ordre du jour.

L’Enduo saboté ? Le Syndicat !

L’intervention de quelques manifestant·es pour bloquer une course de moto dans une zone sensible aux sources du Thaurion et le défléchage du circuit conduisant à l’annulation de la course ont allègrement été attribués au Syndicat.

Lors d’une réunion publique c’est lui qui a été visé dans un propos repris par le journal La Montagne : « Le Syndicat de la Montagne limousine veut structurer le territoire et le modeler à sa façon ! » Non seulement le Syndicat n’avait appelé à aucune action mais il n’avait même pris aucune position, ne connaissant pas tous les tenants et aboutissants de cet événement et ne disposant pas du temps nécessaire pour se positionner sereinement. Peu importe, il n’était pas utile de se renseigner pour crier haro sur le Syndicat, main invisible du sabotage de la course.

Bon. Réfléchissons. Faire passer 430 motos sur une zone humide sensible, à l’heure où nous prenons massivement conscience d’une grande extinction des espèces vivantes, n’était sans doute pas des plus heureuses initiatives mais nous jugeons toujours plus opportun de nous attaquer aux logiques systémiques qu’à des pratiques individuelles ou aux personnes qui les pratiquent. Le Syndicat aurait peut-être pu s’associer aux avis défavorables émis avant la course par certaines institutions, en cohérence avec ses perspectives (mettre un terme à la destruction du vivant) ; la commune de Gentioux, le Parc naturel régional et le Conservatoire des espaces naturels du Limousin ont été à cette occasion plus réactifs.

Un squat dans une maison abandonnée ? Le Syndicat !

Quelques semaines plus tard, l’occupation d’une maison, abandonnée depuis une dizaine d’années, par quelques jeunes à la recherche d’un toit, sur la commune de La Villedieu, suscitait l’ire numérique d’un fidèle follower des actions du Syndicat qui reliait cette occupation à la publication de notre brochure sur les biens vacants (plus de 1000 téléchargements de la brochure à la suite de cette « dénonciation » !).

En effet, à côté de diverses procédures (biens sans maître, 7 pages, reconnaissance d’abandon manifeste, 3 pages, expropriation pour cause d’utilité publique, 1 page, récupération de terres agricoles, 2 pages), deux pages sont consacrées au squat (l’occupation sans droit ni titre). On peut y lire : « Si l’occupation du domicile de quelqu’un est bel et bien un délit, l’occupation sans droit ni titre d’un bien vacant n’en est pas un, tant que l’entrée ne se fait pas par effraction. » La synthèse juridique proposée dans cette brochure serait la preuve manifeste de la présence du Syndicat derrière ce squat… Là encore, non seulement le Syndicat n’a nullement organisé cette occupation, mais il n’avait alors même pas pris position.

Bon. Réfléchissons. Qu’une maison qui depuis dix ans est laissée à l’abandon, dont les parquets s’effondrent, que son propriétaire a toujours refusée de louer ou de vendre et qu’il n’occupe plus depuis de longues années (en aucun cas une « résidence secondaire » comme l’a dit avec beaucoup d’hypocrisie ou d’ignorance la préfecture de la Creuse), soit soudainement ouverte, nettoyée, aérée et retrouve une fonction qu’elle n’avait plus, de plus pour accueillir de jeunes habitants et habitantes, voilà qui devrait nous réjouir. Et en essayant d’être conséquent avec ses positions, le Syndicat ne peut que soutenir une initiative bénéfique pour le territoire et pour un bâti qui se dégradait.

Qui pense sérieusement qu’il vaut mieux laisser pourrir la maison d’un propriétaire absentéiste ? Peut-être les quatre personnes qui dans la nuit du 9 au 10 décembre ont tenté de déloger ces nouveaux habitants, cassant des carreaux, abîmant la porte, invectivant les occupants, répondant peut-être ainsi aux appels au meurtre diffusés sur le réseau bien peu « social » Facebook (une photo de fusil ou encore une invitation à prendre une arme). Face à ce genre de situation, il est clair que ne pas s’afficher solidaire des squatteurs serait une lâcheté.

Les sous-marins du Syndicat ?

Au-delà, certaines personnes ou groupes ont fait l’objet de mesures qui apparaissent comme directement liées à leur proximité avec le Syndicat. Ainsi, juste après avoir accueilli la Veillée trimestrielle du Syndicat le 19 novembre 2022, le collectif meymacois Fossile Futur recevait la visite du maire accompagné de gendarmes lui intimant, pour des raisons de sécurité, de cesser ses activités. Ceux-ci ont pénétré dans l’ensemble de la maison et filmé chaque pièce. Le maire, par ailleurs président du PNR, a alerté la propriétaire en dénonçant les jeunes artistes du collectif, qu’il avait pourtant auparavant accueillis à bras ouverts… A-t-il été enfumé par des services de police qui voient la main de « l’ultra-gauche » partout ?

Ce même président du PNR avait indiqué à l’association de la Fête de la Montagne limousine, le 26 août, qu’il souhaitait « recevoir une sollicitation (par courrier ou par mail) de la part d’un représentant de l’association de la Fête de la Montagne Limousine, faute de quoi les salariés et/ou les élus du Parc ne pourront pas participer à cet évènement. » De quoi s’agissait-il ? Une simple invitation à prendre part à un débat leur avait été envoyée par le groupe Eau du Syndicat… Ainsi, pour frayer dans nos eaux syndicales, les élus du parc doivent recevoir l’autorisation de leur président, de plus sous couvert d’une association tierce (celle de la Fête) !

Autre curiosité : Le groupe d’entraide administrative et juridique qui tient des permanences à Eymoutiers, Gentioux, Peyrat-le-Château, Royère-de-Vassivière, Tarnac, se voit invité par un élu de Felletin à venir en proposer dans la médiathèque de sa commune. La directrice se montre accueillante et, par formalité, la demande est officiellement déposée auprès du bureau de la communauté de communes Creuse Grand Sud …qui rejette la proposition ! Raison invoquée : « Ne serait ce pas plutôt à la commune de gérer cela ? » Il n’y aura donc pas de permanence à la médiathèque de Felletin. Le spectre du Syndicat là encore a fait fuir quelques élu·es… tandis que, quelques jours plus tôt, un inspecteur de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi et du travail de Nouvelle-Aquitaine interviewait longuement le salarié et une bénévole du groupe en vue de dupliquer sur d’autres territoires cette initiative jugée exemplaire !

Ainsi, par le biais d’un groupe d’entraide, d’un collectif d’artistes ou d’une fête annuelle, le Syndicat étendrait-il, telle une pieuvre, ses ramifications partout, au détriment… au détriment de qui du reste ?

Recadrons

Il est temps de recadrer les choses. Non, le Syndicat n’a pas pour but de « régenter » le Plateau. Il est l’expression d’habitants et d’habitantes qui prennent en charge des actions relevant, à leurs yeux, de l’intérêt du territoire et ils le feront avec qui se reconnaît dans ses objectifs. Oui, le Syndicat heurte sans doute des habitudes, des ronrons et ses manières de travailler ne sont pas toujours celles des institutions. Non, le Syndicat ne vise pas à attaquer les personnes individuellement, mais, parce qu’il prend au sérieux les engagements et les perspectives qu’il a définis, il sait qu’il ne peut pas faire l’unanimité et que la démocratie est forcément conflictuelle. Mais le Syndicat ne se laissera pas instrumentaliser, insulter, caricaturer. Nous sommes persuadé·es que nos propositions vont dans le sens d’une meilleure vie ici ; que défendre les services à la population, l’accès à la terre, une gestion durable des forêts, un environnement et des activités économiques à échelle humaine sont les seuls chemins raisonnables pour l’avenir du plateau de Millevaches. Quoi qu’ils fassent, ceux qui pensent le contraire ne pourront détruire l’énergie des centaines de personnes et de structures qui, sur notre territoire, œuvrent déjà dans ce sens. À persister dans l’appel à la violence, la dénonciation calomnieuse, l’insinuation, à croire béatement les sornettes de la police ou des préfectures, à fermer les yeux sur les enjeux qu’il nous faut affronter aujourd’hui, ils se discréditent, se trompent de cible et contribuent à l’aggravation de la situation. Ils en prennent la responsabilité. Nous ne manquerons pas de le leur rappeler désormais régulièrement.

Fabriquons des flex-yourtes

plan-flex-yourte

Coucou,
On se lance dans la fabrication de flex-yourtes pour le Syndicat de la montagne. (On espère en faire plusieurs !)
Elles serviront aux évènements du plateau. C’est comme un petit barnum mais en forme de yourte. Elle se déploie très facilement.
On a besoin de matos de récup, on innovera selon ce qu’on aura ^^

Voici la liste :

  • BAMBOU (entre 3 et 5 cm de diamètre)
    (N’importe quel endroit où il y en a pas trop loin du plateau nous intéresse !)
  • Ficelle (de tout type)
  • Corde
  • Bâche (de tout type, agricole, PVC, vieille toile, store, nappe, chute de cristal… tant que c’est à peu près étanche)
  • Drap (entièrement blanc, à grosses fleurs … faites-nous rêver !)
  • Chambre à air

Vous possédez et voulez vous débarrasser d’un de ces trucs ou vous avez un bon plan, contactez nous à :
reminv@millevaches.net ou plante.badasse@protonmail.com
(Vous pouvez aussi déposer le matos directement à la Renouée à Gentioux.)
On a hâte de faire des ateliers, discussions, et autres avec vous dans ces
yourtes.

L’équipe flex-yourtes

Le Syndicat à la Fête de la Montagne Limousine 2022

Le Syndicat sera présent à la Fête de la Montagne Limousine à Felletin, les 23, 24 et 25 septembre prochains avec et aux côtés de tous les habitants et habitantes qui font vivre cette fête depuis sa première édition en 2015.

Un barnum du syndicat présentera l’activité des différents groupes de travail et de nombreux stands de groupes et organisations ami.e.s et hébergera des discussions et des débats. On pourra aussi y trouver des exemplaires du numéro 0 du tout nouveau journal du Syndicat.

Les tables rondes et assemblées portées par le Syndicat:

Samedi 24 septembre

16h Barnum du syndicat, place Monthioux: Présentation du projet de nouvelle structure d’accueil pour les exilé.e.s sur la Montagne Limousine (OACAS) par le groupe Exilé.e.s et 9 structures de solidarité du territoire.

16h place Courtiaud: Assemblée publique sur la ressource en eau: L’eau nous manque déjà: quel partage de la ressource en eau? A partir d’un état des lieux des effets du réchauffement climatique sur le bassin versant de la Vienne (et de ses affluents) et des mesures mises en place par différents acteurs institutionnels ou associatifs, nous débatterons de la place des habitants et habitantes dans la défense des rivières et d’un juste partage de la ressource en eau. (groupe eau et invités).

18h30 Barnum du syndicat, place Monthioux: Pas une bassine de plus! A l’invitation du groupe eau du Syndicat, le collectif « Bassines non merci! » des Deux-Sèvres et du Marais Poitevin, ainsi que des participant.e.s au mouvement de lutte des « Soulèvements de la terre », viendront nous raconter la lutte exemplaire contre l’accaparement de l’eau par l’agro-industrie. Il sera notamment question de la prochaine phase de lutte contre la généralisation de ce système de retenues d’eau pour l’irrigation des cultures intensives.

Dimanche 25 septembre

10h Forum, place Courtiaud: Faire face à la crise foncière: un paysan sur deux part à la retraite dans moins de 10 ans, comment s’organiser contre l’accaparement des terres, quel modèle agricole pour la Montagne? Cette question est en passe de devenir une priorité absolue des années qui viennent avec un grand nombre d’agriculteurs et agricultrices qui vont partir à la retraite sans tarder avec peu de repreneurs, repreneuses en vue. Nous voudrions oeuvrer à une stratégie commune et à la construction d’outils efficaces pour faciliter des installations nombreuses, dans un souci à la fois de maintenir le tissu social rural, d’appuyer une rupture sociale et écologique et de prévenir les stratégies d’accaparement par les investisseurs de la sylviculture industrielle, du photovoltaïque ou de l’agro-industrie.

17h Forum, Place Courtiaud, Plénière de fin de la Fête de la Montagne Limousine: « Fin de l’abondance, fin de l’insouciance? Prendre en main nos conditions d’existence ». La traditionnelle plénière de fin de la fête permettra sur les débats marquants de la fête et de lancer des pistes communes pour l’année à venir.

Le programme complet des festivités de cette année.


Le Syndicat en séminaire

Samedi et dimanche 2 et 3 avril 2022, une grosse vingtaine de personnes engagées dans le Syndicat se sont réunies pendant deux jours pour partager un bilan des activités du Syndicat depuis un an et réfléchir aux améliorations à apporter à son fonctionnement.
Elles ont pu constater que la vitalité de certains groupes de travail était grande, que des actions concrètes et réelles sont mises en place mais qu’il manquait sans doute des lieux plus transversaux pour faire circuler l’information et échanger ensemble, les assemblées plénières du second vendredi du mois n’étant peut-être pas le meilleur lieu pour cela (d’autant qu’il y avait peu de participants aux dernières assemblées). Au cours de ce week-end, les personnes présentes ont également établi une sorte de rapport d’activités du Syndicat et reprécisé les orientations phares du Syndicat pour la et les prochaines années. Un document est en cours de rédaction pour présenter tout cela lors d’une prochaine assemblée. Le temps de finir ce travail, il a été décidé d’annuler le plénière du syndicat initialement prévue le vendredi 11 avril et de fixer la suivante au vendredi 3 juin.

Plénière-banquet vendredi 3 juin 2022 à 18 h

La prochaine plénière sera une assemblée extraordinaire qui débutera à 18 h le vendredi 3 juin. Ce sera aussi une plénière-banquet puisqu’au-delà de présenter des propositions pour le fonctionnement du Syndicat dans les mois à venir et de discuter les orientations travaillées lors du séminaire, ce sera l’occasion pour les différents groupes de se rencontrer autour d’une grande tablée !
Le lieu sera communiqué dans une prochaine lettre. Un groupe de suivi est chargé de préparer cette plénière.

Camp d’été 29, 30 et 31 juillet

Le Syndicat organise un camp d’été fin juillet (lieu à déterminer) comme il l’a fait en 2019 et 2020. Notez bien ces trois jours qui seront l’occasion de rencontrer de nombreuses personnes investies ou non dans le Syndicat, de la Montagne limousine et d’ailleurs.

Le groupe mobilité fait le point sur les transports

Épaulé depuis mars par une personne salariée sur une mission de six mois, le groupe mobilité organise mercredi 20 avril une réunion de travail avec des représentants des collectivités locales qui travaillent également sur la question des déplacements sur la Montagne. Si vous pensez que votre maire ou d’autres élus de votre secteur pourrait être intéressé pour participer à cette réunion, envoyez-nous ses coordonnées afin que nous puissions le contacter et l’y inviter : mobilite@syndicat-montagne.org
En savoir plus sur l’état d’avancement des travaux du groupe : cliquez ici.