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Retours sur le printemps maraîchin contre les méga-bassines

Le Syndicat de la Montagne Limousine participait les 26 et 27 mars derniers à la mobilisation nationale contre l’accaparement de la ressource en eau par l’agro-industrie sur la commune de la Rochénard dans les Deux-Sèvres aux côtés de nos ami.e.s du collectif Bassines Non Merci, de la Confédération Paysanne et de tous les collectifs participant à la dynamique de lutte lancée par le mouvement des Soulèvements de la Terre.

Suite à cette mobilisation dont vous pouvez avoir un aperçu dans la dernière édition de BNM TV, la télé du mouvement contre les bassines, le groupe eau du syndicat participait à animer une discussion pour creuser les pistes d’organisation autour de la préservation de la ressource en eau et de la mobilisation des habitants sur cette question bien souvent accaparée par les lobbies et les spécialistes… retour en vidéo sur cette « assemblée des rivières » qui on l’espère trouvera bientôt des prolongements en termes de coordination des collectifs et associations travaillant sur ce sujet à l’échelle du bassin-versant de la Loire et au-delà.

BNM TV n°41 Le printemps maraîchin

L’assemblée des rivières – La Rochénard 27 mars 2022

Contre les Méga-bassines!

Pour un printemps Maraîchin!

Un ou des bus partiront du Limousin pour se rendre au printemps maraîchin inscrivez-vous! (lien framaform)

Du 25 au 27 mars prochains aura lieu la prochaine étape de la lutte salutaire contre l’accaparement de la ressource en eau par une poignée d’agro-industriels. Ces mêmes agro-industriels qui ont déjà réduit une des plus grandes et plus riches zones humides d’Europe à peau de chagrin en l’espace d’une génération. Un souffle s’est levé, il est temps de mettre un terme à cette folie vertigineuse. Des ami.es des collectifs Bassines Non Merci! des Deux-Sèvres et de la Vienne se joindront à nous pour nous partager l’histoire et l’actualité de cette lutte qui nous concerne toutes et tous au premier chef. La bataille de l’eau commence maintenant!

voici le programme détaillé du week-end du 25/26/27 mars
pour un printemps maraîchin contre les « méga-bassines ». Nous vous invitons à le rediffuser largement dans vos réseaux.   Avec le temps majeur de la grande manifestation du samedi 26 mars
mais aussi 3 jours de fêtes, assemblées, spectacles, randos à La Rochénard (79) en bordure du marais poitevin   A l’appel de Bassines Non Merci, la Confédération paysanne, les Soulèvements de la Terre et Attac France
 

L’appel complet à se mobiliser pour mettre fin aux chantiers de méga-bassines :
https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/un-printemps-maraichin-contre-les-megabassines

Dans le sillage des coups d’éclat de l’automne dernier, vous êtes invité.e.s à ressortir vos plus beaux parapluies, à enfiler à nouveau vos plus beaux bleus de travail, à prendre jeunes arbres à repiquer, outils et à venir en nombre les 25-26-27 mars 2022 à la Rochénard (79) pour prendre part à :   – un week-end de manifestations populaires, accompagnées de gestes de désobéissance civile, pour mettre un coup d’arrêt aux projets de « méga-bassines » ;- un week-end d’échanges autour de nos usages de l’eau et nos pratiques paysannes pour construire ensemble des manières socialement et écologiquement justes d’habiter les bassins versants ;- un week-end pour créer, danser et danser encore, contre les « méga-bassines », l’agro-industrie et son monde.

# Dès Jeudi – La Rochénard :

19h – Forum international de l’eau – visio et échanges en direct depuis la Rochénard   Vendredi – La Rochénard :20h – Repas assurés par la coordination des Réseaux de Ravitaillement des Luttes   21h – Bal/concert d’accueil avec Las Gabachas de la Cumbia(cumbia féminine)etLes Tabanards (satires et bal de 12)

# Samedi – La Rochénard

9h – Randonnées pédagogiques et visites insolites du château d’eau – Musique avec La Fausse Cie- pochoir et sérigraphie /// A partir de 12h – Lieu à préciser – Prises de paroles – pique-nique tiré du sac – restauration et buvette complémentaires ///Repas puis manif en musique et spectacles avec la fanfare sociale, Basstong (electrotongue), les poulets crus (satire policière), L’Essoreuse (danse buto) /// 14h – Départ de la MANIFESTATION – Ramenez vos bleus de travail, petits arbres à repiquer, outils de plantation et instruments de musique ! ///19h – banquet paysan- cantines solidaires  – stand – sérigraphies – jeux en bois –    Sur le champ – La Bulle Craque (fanfare) Minimum Fanfare (itou)   Scène 1 –  Concerts avec  Sidi wacho(hip-hop-electro-cumbia)Cigany mowhak(balkanik fiesta punk)D-Frak (duo électrico-poéique de la famille Walili) – Hero Echo (rap féministe) – Cordes sensibles (rock fusion)   Scènes 2 – Mixs avec le Souk system’(électro – trap – décalé – polyrythmies…)

# Dimanche – La Rochénard

A partir de 10h et au long de la journée : Randonnées pédagogiques- Marché paysan — stands – jeux en bois – sérigraphie – visites insolites du château d’eau – graff – spectacles avec l’agit théâtre (11h « nous étions debout et nous le savions pas »), la Fausse compagnie..Poésie avec Eniah oésie,etc..9h – Assembléedes rivières : vers la constitution et la coordination de comités de défense de l’eau ? (avec des interventions – à confirmer – de collectifs de Vittel, de la Clusaz, des Gammares, de Loire Vienne Zéro Nucléaire, des Soulèvements de la mer, de la Coordination Eau Île de France, …) Construire EAUtrement ! 

14h – AssembléeHabiter et cultiver les bassins versants : comment porter de nouveaux modèles agricoles et de partage de l’eau ? (avec l’intervention de collectifs et de syndicats paysans, d’habitants.es du Marais poitevin et d’ailleurs, de naturalistes et scientifiques, …)    Camping sur place dès le vendredi soirPour plus d’infos :
  Les Soulèvements de la Terre https://lessoulevementsdelaterre.org/

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APPEL


Le Marais poitevin assiste, ces dernières années, au réveil d’un combat vital autour de l’eau.   Sur ce territoire humide remarquable, l’agro-industrie a décidé de lancer une vaste entreprise d’accaparement de l’eau au détriment de la qualité et du partage de ce bien commun. Avec le soutien actif de l’État, des dizaines de « méga-bassines » menacent d’être construites !   Ces ouvrages de stockage hydraulique massif ont pour but de maintenir coûte que coûte l’irrigation intensive de monocultures destinées, pour l’essentiel, à alimenter la spéculation sur les marchés internationaux et les usines de méthanisation.   Financée avec de l’argent public, c’est la solution catastrophique soutenue par Macron et son gouvernement pour sauver un mode de production agricole destructeur, dopé aux pesticides, face au changement climatique et ses sécheresses.   Malgré les alertes, les travaux ont commencé l’automne dernier sur le territoire du Mignon, au sud du Marais poitevin. En réaction, nous étions des centaines, le 22 septembre, à converger pour entraver la construction de la « méga-bassine » de Mauzé et faire valoir l’existence d’alternatives. Puis, nous étions des milliers, le 6 novembre, pour la prise et le démontage de la bassine illégale de Cramchaban.   La résistance à ce projet résonne désormais au-delà du territoire des deux Sèvres. Nous sommes de plus en plus nombreux.ses à prendre la mesure de la dangerosité de cette opération d’accaparement et du risque de sa généralisation.   Avec l’échec des pseudo-concertations sous forme de « Protocoles » et le recours aux dérogations, la collusion entre les agro-industriels, FNSEA en tête, et le gouvernement est aujourd’hui claire.   Les « méga-bassines » ne tiennent désormais plus qu’au nombre de gendarmes employés à les défendre. À nous, maintenant, de nous donner les moyens de préserver les rivières et l’agriculture paysanne, de stopper ces projets socialement et écologiquement injustes!

C’est pourquoi, Bassines Non Merci, la Confédération paysanne, et les Soulèvements de la Terre appellent à converger, à la veille des échéances électorales – présidentielles et législatives –, pour exiger l’arrêt des travaux, la mise en place d’un moratoire sur les projets de « méga-bassines », et remettre la question des usages de l’eau et des pratiques agricoles au cœur du débat public.

Dans le sillage des coups d’éclat de l’automne dernier, vous êtes invité.e.s à ressortir vos plus beaux parapluies, à enfiler à nouveau vos plus beaux bleus de travail, et à venir en nombre les 25-26-27 mars 2022 à la Rochénard (79) pour prendre part à :  

– un week-end de manifestations populaires, accompagnées de gestes de désobéissance civile, pour mettre un coup d’arrêt aux projets de « méga-bassines » ;- un week-end d’échanges autour de nos usages de l’eau et nos pratiques paysannes pour construire ensemble des manières socialement et écologiquement justes d’habiter les bassins versants ;- un week-end pour danser, et danser encore, contre les « méga-bassines », l’agro-industrie et son monde ;   Un grand week-end pour faire du printemps qui vient, un printemps maraîchin !

Qu’avons nous appris dans le chevelu de la Vienne ?

Retour sur une enquête en cours.

Pistes pour défendre la rivière et la ressource en eau.

Du 31 mai au 12 juin a donc eu lieu la Fête dans le chevelu de la Vienne… deux à trois évènements par jour pendant douze jours depuis le site des sources de la Vienne, en haute-Corrèze, à Saint Sétier, jusqu’à Saint Léonard de Noblat en Haute-Vienne. A l’initiative du Groupe Eau du Syndicat de la Montagne Limousine cet évènement se voulait être une enquête populaire sur l’état de la rivière et de la ressource en eau sur le territoire. Après plusieurs années successives de sécheresse qui ont touché de plein fouet la Montagne Limousine, la ressource en eau, qu’on croyait ici intarissable, s’est retrouvée sous tension dans de nombreuses communes du secteur avec un impact visible à la fois sur les massifs forestiers mais aussi sur la végétation dans son ensemble et a fortiori sur les ressources fourragères. Habitants concernés par la ressource en eau et sa gestion, nous avons donc décidé d’inviter tous les habitantes et habitants du territoire à nous rejoindre au fil de la rivière pour faire l’état des lieux de la situation.

De nombreux dispositifs institutionnels encadrent déjà l’action publique autour de la rivière, particulièrement sur notre territoire dit de « tête de bassin », avec de nombreuses expertises et documents de vulgarisation, et on pourrait se demander ce qu’une intervention d’habitants « non-spécialistes » sur le sujet pouvait bien apporter à la situation. C’était bien là le pari que nous avons fait, que de jouer pleinement notre rôle de non-sachant, non spécialistes, mais usagers bien réels du territoire et d’aller ensemble à la rencontre de la rivière et des différentes associations et institutions qui interviennent d’une manière ou d’une autre sur la rivière ou la ressource en eau. Nous pensions que cela pouvait produire des effets de clarification, et mettre à jour d’une façon nouvelle les enjeux et les urgences sur la question ainsi que les moyens à notre disposition.

L’objectif était aussi pour nous d’alimenter le débat sur différentes questions clivantes sur le territoire et de produire tant que faire se peut, un peu d’intelligence commune sur ces sujets et ainsi peut-être, trouver de nouveaux leviers d’action pour influer positivement sur la situation. Notre premier objectif était de sortir de l’état d’angoisse paralysante que produisent la litanie des nouvelles catastrophiques et le sentiment très répandu de n’avoir jamais les moyens d’agir au juste niveau. Nous avons donc tout au long des mois qui précédaient tenté d’entrer en contact avec les associations et les institutions qui œuvrent à différents niveaux tout au long de l’année sur es milieux aquatiques pour avoir leur récit, leurs éclairages, leur expérience. Notre démarche se voulait transversale, en croisant des regards et des approches différentes, scientifique, technique, politique, historique, ethnographique, artistique mais aussi vernaculaire avec les récits d’usagers quotidiens de la rivière, pêcheurs, agriculteurs, randonneurs, kayakistes, simples riverain.e.s. Et la transversalité fut au rendez-vous, de petites assemblées se sont formées au fil des différentes étapes mêlant de 10 à 30 personnes de différents horizons, pour creuser un ou l’autre des aspects du problème que nous nous proposions de déplier. Certaines pour une demi-journée, d’autres pour quelques jours, et pour quelques plus rares privilégié.e.s une vraie descente de Vienne sur 12 jours continus.

Nous n’aurons bien-sûr pas eu le loisir de régler toutes les questions que nous prétendions aborder mais s’est dessinée au fil des jours une vraie cartographie du réseau hydrographique et de ses multiples enjeux. Il y eu beaucoup de questions et quelques débuts de réponses, sur l’impact et l’intérêt de la chaîne de barrages de Vassivière, sur les enjeux de la privatisation des ouvrages, sur l’ambivalence du regain d’intérêt pour l’hydro-électricité en période de réchauffement climatique, sur les menaces qui pèsent sur la ressource en eau, sur ses modes de gestion (régies, délégations…), sur l’importance des continuités écologiques et ce que nous pouvons faire pour les restaurer…

Pour certain.e.s qui s’intéressaient au sujet depuis longtemps mais plus intensément depuis quelques mois nous avons surtout découvert beaucoup de choses et réalisé à quel point nos connaissances, à l’image de la chaîne décisionnaire sur ces questions, était morcelée. Les chiffres alarmants sur la baisse quantitative et qualitative de la ressource en eau et l’apparente faiblesse des moyens mis en œuvre pour remédier à cet état de fait nous ont causé quelques vertiges et renforcé notre désir de se donner les moyens, à l’échelle du bassin-versant, d’agir avec conséquence sur la situation. Les temps d’échanges que nous avons pu avoir avec des groupes et des mobilisations en cours ailleurs sur le bassin-versant Vienne-Loire – comme la lutte populaire contre les projets de « méga-bassines » dans la Vienne ou le Marais Poitevin – ou encore ailleurs, nous ont fait sentir que nous sommes loin d’être seul.e.s et que des foyers de lutte et d’actions concrètes existent un peu partout. Que ces foyers en réunissant leurs connaissances, leurs moyens, peuvent contribuer à renforcer la conscience collective du bassin-versant (de la source à l’estuaire…), de son caractère vital, de la nécessité de le défendre avec ardeur face à toute autre considération qui viserait à minorer plus longtemps son importance pour notre survie commune.

Pour commencer, nous vous invitons à nous rejoindre pour un tour d’horizon des pistes de recherche et d’actions locales que ce travail d’enquête populaire a nourri, lors de la fête de la Montagne Limousine à la fin de ce mois à Gentioux-Pigerolles. Des réunions publiques seront ensuite organisées dans les différentes communes de la tête de bassin tout au long de l’hiver et au printemps. Enfin le groupe travaille à la réalisation d’une brochure de synthèse sur l’état de la situation et les pistes pour agir depuis ici.

Tout reste à faire et personne ne le fera à notre place!

Pour nous joindre ou nous rejoindre : eau@syndicat-montagne.org

Fête dans le chevelu de la Vienne

lundi 31 mai 2021 – 9h00 – samedi 12 juin 2021 – 18h00

Du 31 mai au 12 juin…

Enquête populaire sur le bassin-versant de la Vienne-amont

C’est une rivière qui nous est commune. Habitants et habitantes, usagers, agriculteurs, pêcheurs, baigneurs, flâneurs, nous voilà au bord de l’eau et au bord du doute. Et si l’eau venait à manquer… Comprendre les enjeux qui tournent autour de l’eau, sous toutes ses formes et avec tous ses acteurs : eau potable, barrages, hydroélectricité, poissons, oiseaux, insectes, étangs, canoés, baignades, moulins, souvenirs, rochers, ponts, berges, rives, ripisylve, etc.

Et puis, se poser la question : en quoi tout cela est notre affaire et comment agir pour ne pas laisser cette eau fuiter pour alimenter les finances de Veolia ? Comment la protéger et en faire, définitivement, un bien commun. On a deux semaines pour réfléchir à tout ça !

Une interview sur Radio Vassivière, déplie les enjeux de la rivière et de l’eau sur la tête de bassin… et donne des éclairages sur les différents aspects du programme de la fête…

  Voilà le programme  : ☞  ici en pdf   (écrivez nous pour le recevoir par courrier)

Tout commence
à la source !

Lundi 31 mai : Journée inaugurale aux sources de la Vienne

Rendez-vous à 9 h aux landes de Marcy : Randonnée dans le sillage de la transhumance des troupeaux du Groupement pastoral « Mille Sonnailles » vers le site des sources de la Vienne  (5 km de marche).

Rdv aux landes de Marcy: depuis Grand-Billoux (Peyrelevade), direction Marcy, se garer sur la première piste à droite et aller 300 m plus loin sur la gauche.
Inscriptions et renseignements au 06 13 88 07 91. Consulter le site du Syndicat la veille, un changement d’horaire pouvant avoir lieu en fonction de la météo…

Journée d’ouverture sur le site des sources de la Vienne entre Peyrelevade et Saint Sétier (19).

  • 11h30 Présentation du Groupement Pastoral dont les brebis patûrent aux sources de la Vienne et de son action pour le retour du pastoralisme sur la Montagne Limousine puis présentation de l’action du Conservatoire des Espaces Naturels du Limousin (CEN).
  • Pic-nic sorti du sac.
  • 13h30-18h: Sur le site des sources de la Vienne:
  • Lecture de textes choisis de littérature et poésie limousine et occitane sur l’eau et la rivière par Bernat Combi.
  • présentation du programme de la fête et lancement de l’enquête collective grandeur nature sur le bassin-versant: site accessible à pied depuis le carrefour entre la D21 – route entre Meymac et Felletin- et la D36 qui mène à Peyrelevade, pour les personnes avec des difficultés à marcher on peut y accéder par un petit bout de piste 300m plus loin sur la route en direction de Meymac juste en face de l’embranchement qui va à Sornac.
  • lecture habitée et musicale de textes de Gary Snyder, poète, traducteur, penseur et écologiste américain qui a beaucoup écrit sur les bassins-versants par Swan et Anna Desreaux.
  • 16h30: concert en plein air de Farem Tot Petar! trio de musique traditionnelle limousine à danser.

Farem Tot Petar en occitan : nous ferons tout péter !

Un concert qui se danse et un bal qui s’écoute où chant et instruments se conjuguent pour dynamiser les planchers, dynamiter les clichés et « far petar los pès » faire péter les pieds des danseurs de bourrée. Le répertoire s’appuie sur des collectes réalisées en Limousin et principalement en Creuse. Le chant, essentiellement en occitan, s’épanouit dans l’espace créé par les violons, l’accordéon et la mandoline…
La musique, concoctée à partir d’une connaissance approfondie des sources patrimoniales, est réjouissante, pétillante, surprenante, avec des clins d’œil facétieux vers d’autres genres musicaux. Les arrangements s’attachent à faire ressortir l’originalité des mélodies, la richesse du style de jeu, et l’aspect intemporel de cette
musique qui lui assure une éternelle jeunesse.
Jean-Jacques LE CREURER : accordéon diatonique, violon.
Louise LE CREURER : violon, chant.
Vincent BRUSEL : mandoline, chant

Mardi 1er juin / Peyrelevade

14h30 Présentation de l’effacement du plan d’eau de Peyrelevade, premier plan d’eau d’envergure « effacé » pour restaurer le cours naturel de la Vienne. Enjeux, coût, étapes du retour de la Vienne dans son lit originel. Discussion sur l’impact des plans d’eau sur l’éco-système rivière dans le bassin-amont et présentations du programme « Sources en Action ». Quelles actions en cours pour la préservation de la rivière et de la ressource eau?. Rendez-vous près du stade de foot de Peyrelevade.


Avec le PNR, la mairie de Peyrelevade et le groupe Eau du Syndicat.

17h Balade : boucle du camping de Peyrelevade jusqu’aux moulins de Chamboux, visite de ces deux moulins à eau traditionnels restaurés par l’association « La Pierre Levée » de Peyrelevade et retour vers le camping (RV au camping). Avec « l’Ecole Buissonnière », association de randonnée de Peyrelevade. Durée: 2h de marche (6km200), 1/2h de visite sur le site.

Mercredi 2 juin / Tarnac

9h30 Randonnée dans la haute vallée de la Vienne : ouvrages et anciens moulins entre le pont Deguillaume et la confluence entre la Chandouille et la Vienne. Présentation de la méthode de reconnaisance de cours d’eau de Sources et Rivières du Limousin.
Rendez-vous devant l’église. Avec l’Association de Recherche Historique et Archéologique de Tarnac (ARHA), Sources et Rivières du Limousin et le groupe Eau du Syndicat. 7 km – 3h30.
Inscription : 06 13 88 07 91.

13h Pique-Nique sorti du sac au bord du plan d’eau de Tarnac.

14h Débat contradictoire autour du devenir (suppression ou aménagement ?) du plan d’eau de la ferme du Goutailloux (Tarnac), sur le ruisseau du May, affluent de l’Enclose qui se jette dans la Vienne sur la route de Rempnat. On visitera tous les points de vue et les impacts des retenues d’eau sur le cours de la rivière et le bassin-versant. Qu’en disent les paysans, les forestiers, les naturalistes, les pêcheurs, les grenouilles, les loutres, les truites ? Avec l’association CEPE, SRL et le CEN. Au Goutailloux, Tarnac.

15h30 Analyse du paysage à quoi ressemble la ressource en eau sur le plateau de Millevaches ? De tourbières en nappes, d’où vient, où passe, où s’en va l’eau qui irrigue ce petit pays ? (A la ferme du Goutailloux)

9h30-16h Ateliers découverte du milieu aquatique et activités créatives pour les enfants et les parents autour du plan d’eau municipal de Tarnac.
Inscription : 06 13 88 07 91.

16h30 Goûter conclusif à la ferme du Goutailloux : projection de sujets de TéléMillevaches sur le bassin-versant de la Vienne.

Jeudi 3 juin / Gentioux

le rôle des tourbières sur le bassin-versant (approche naturaliste de l’écosystème rivière).
Départ de la ferme de Lachaud (Association le Champ des possibles).

9h30 Présentation en salle : les tourbières, caractéristiques,
intérêt écologique, conservation.

10h30 Sortie lecture de paysage. Les tourbières dans les paysages
du plateau de Millevaches : changements de pratiques, changements de milieux, changements de paysages.

14h Sortie découverte des tourbières. Quels sont les habitats
et les habitants des tourbières ? Découverte de la faune et de la flore spécifiques de ces milieux fragiles et contraignants.
Inscription souhaitée (jauge maximum à 25 participants). Réservation au 06 48 15 47 20 ou lechampdespossibles23@gmail.com

Jeudi 3 juin / Lacelle

14h Présentation de récits naturalistes, médiévaux et d’habitantes et d’habitants, glanés suite à la création d’un sentier artistique autour de la rivière de Lacelle (avec la Mairie et l’Amicale Mille Feux). Observations sur le ruisseau de Lacelle et échanges avec un pêcheur : comment, au fil du temps, les interventions humaines (agriculture, sylviculture, hydroélectricité) ont participé à la dégradation du milieu et comment les restaurer ?

16h Dégustation des eaux. Amenez chacun.e un échantillon d’un litre de l’eau du robinet de votre commune. à quel point notre eau commune subit-elle un traitement différent d’un village à un autre ?

Vendredi 4 juin / Saint Martin Château

10h « Balade des Planches » au départ de l’Auberge de la Cascade et jusqu’à la Cascade des Jarrauds avec l’association Éclats de Rives, créée en 1994 par des habitants de Saint-Martin dans l’urgence de sauvegarder des ponts anciens menacés par la vidange du lac de Vassivière. L’association a restauré le patrimoine rural de la vallée et retrouvé le tracé ancien des chemins pour les remettre en état. La balade va jusqu’à la Cascade des Jarrauds qui permit électrification de Bourganeuf à la fin du XIXe siècle.
Balade par petits groupes, plusieurs heures de départ possibles en fonction du nombre de personnes intéressées.
Inscription : 05 55 64 74 27.

Vendredi 4 juin / Rempnat

16h30-18h Petite balade commentée en bord de Vienne autour du Rocher du Sauvage point de jonction entre les trois départements. Discussion autour des de la fonction de corridor écologique du bassin-versant et observation de la ripisylve. La rivière comme corridor écologique, du rôle des arbres dans la préservation de la ressource en eau et de la biodiversité avec Hervé Coves, ingénieur agronome, spécialiste des mycorhizes et d’agro-écologie et l’association CEPE.
Inscription : 06 13 88 07 91.

Samedi 5 juin / De Saint-Denis des Murs à Saint-Léonard de Noblat

14h Descente en kayak de la Vienne, entre St-Denis des Murs et St-Léonard de Noblat. Rendez-vous à Saint-Léonard, au camping de Beaufort. Retour au même endroit vers 17h30.
16 personnes maximum, sur réservation. Âge minimum : 8 ans. Apporter des chaussures fermées et des vêtements qui peuvent se mouiller. Prix libre.
Réservation par mail auprès du Club de kayak d’Eymoutiers : ckeymoutiers@gmail.com

Samedi 5 juin / Peyrat-le-Château

15h La ferme des Ânes est blottie au bord de la Maulde. Partons en balade avec les ânes au fil de la rivière. Les enfants (3-8 ans) peuvent monter sur le dos de l’animal. Rendez-vous à 15h à la Ferme des Ânes de Vassivière, Champseau, Peyrat-le-Château.
Retour vers 17h. Informations / inscriptions : contact@anes-de-vassiviere.com 05 55 69 41 43

Samedi 5 juin / Faux-la-Montagne

15h Valoriser les eaux usées ? Les eaux usées de la maison ne sont pas juste un déchet ! Comment en faire une ressource ? Moins polluer, mieux traiter, réutiliser les eaux traitées au jardin ou dans la maison, valorisation agricole des urines… les usages et la réglementation changent. Visite et discussion sur les alternatives actuelles ou en devenir : toilettes sèches à lombricompost, recyclage et arrosage avec ses eaux ménagères, valoriser l’urine au jardin, phyto-épuration, pedo-épuration… à l’écoquartier de Faux. 20 personnes maximum.Contact : 06 86 81 18 48
contact@eausmose.org

Samedi 5 juin / Eymoutiers

18h Film La ligne de partage des eaux en présence du réalisateur, Dominique Marchais. Au cinéma Jean Gabin d’Eymoutiers. Tarif : 6 et 5 euros.

Dimanche 6 juin / Faux-la-Montagne

10h-12h30 Comment l’eau arrive au robinet ? Présentation d’un cas concret : l’adduction d’eau à Faux-la-Montagne. Rendez-vous dans la cour de l’école pour une présentation du fonctionnement de l’eau potable sur notre secteur. Puis balade pour aller visiter le château-d’eau du bourg. Avec la Mairie de Faux.
Cette visite préludera au débat du mercredi 9 à 18h à La Villedieu.
Contact : 06 78 51 72 97.

Dimanche 6 juin / Tarnac

15h à la recherche de la memòria de l’aiga, la mémoire de l’eau…
Une enquête menée en occitan auprès des derniers acteurs de la civilisation rurale pour porter témoignage d’un pan de mémoire technique et linguistique de la montagne limousine : las levadas, la torba, los molins, l’aiga dins lo vialatges…
Rendez-vous au Magasin général.

Lundi 7 juin / Eymoutiers

14h30 Randonnée de Charnaillat à Eymoutiers en suivant la rivière. Historique de la centrale hydro-électrique de Charnaillat et commentaire ornithologique le long du ruisseau.

16h30 à Eymoutiers, au Pré Lanaud, discussion autour du projet municipal de micro turbine hydro-électrique sur d’anciens biefs sur la Vienne. Les micro-centrales hydro-électriques une piste pour l’autonomie énergétique locale ou un nouveau péril pour l’écosystème de la rivière ? Quels compromis possibles ?
Avec la Mairie d’Eymoutiers, le groupe Eau du Syndicat, SRL.

Lundi 7 juin / Eymoutiers

17h30 Discussion aux jardins partagés d’Eymoutiers, en bord de Vienne, avec présentation de l’initiative qui a 10 ans en 2021.

Mardi 8 juin / Saint-Amand-le-Petit

10h Impact des élevages bovins sur le chevelu de la rivière, ferme du Bos Luguet. Comment la conduite du troupeau permet de protéger les zones humides et quel accompagnement peut apporter le CEN (Conservatoire des espaces naturels). Bos Luguet, à St-Amand-le-Petit. Contact et inscription : 06 95 77 15 88.

Mardi 8 juin / Faux-la-Montagne

15h Présentation du barrage de Faux et de l’usine hydro-électrique, puis discussion sur les enjeux de « l’ouverture à la concurrence » des barrages, entre destruction du service public d’électricité et éventuelle opportunité de réappropriation de la question énergétique par les habitants. RV à l’usine de Plazanet sur le Dorat. Avec la Mairie de Faux, le Syndicat de la Montagne et la CGT-énergie.

Mardi 8 juin / Peyrat-le-Château

18h30 Film : Barrages : l’eau sous haute-tension, suivi d’un débat : Privatisation des barrages, quelles conséquences ? Tarif : 3,50 euros.
Au cinéma de Peyrat-le-Château.

Mercredi 9 juin / La Villedieu (mairie)

14h Eau et sylviculture intensive : quelles atteintes à ce bien commun indispensable ? Avec le développement de la sylviculture intensive sont apparues de nouvelles formes de contraintes sur la ressource en eau et sa qualité. De la destruction des ruisseaux à la pollution diffuse, de l’impact sur la biodiversité aquatique à l’acidification des sols, la situation ne cesse de s’aggraver dans un contexte général de sécheresses saisonnières devenues courantes et de laisser-faire comme seul moyen de régulation. Une balade à proximité de coupes rases récentes nous permettra de constater les multiples impacts de l’activité forestière industrielle sur la ressource en eau : de la plantation à la récolte du bois. Elle sera suivie d’un temps d’échange avec un groupe d’habitant-es mobilisé dans l’achat collectif de parcelles forestières. Cette initiative s’inscrit dans l’idée de réactiver l’esprit des communs sur la Montagne limousine et de défendre un autre rapport à la forêt devenue aujourd’hui une composante indissociable de nos milieux de vie. Avec les groupes Forêt et Agriculture du Syndicat et le Réseau pour les Alternatives Forestières.

Mercredi 9 juin / La Villedieu (mairie)

18h Débat sur la gestion de l’eau potable : souhaitons nous conserver la gestion de l’eau ? Comment s’y prendre à l’heure ou la loi favorise les regroupements et la délégation au privé ?
Contact 06 78 51 72 97.

Mercredi 9 juin / Eymoutiers

14h-18h Fabrication et mise en place de moulins sur la Vienne avec l’association La Courte Échelle (atelier parents/enfants). Rendez-vous au Pré Lanaud. Contact : 07 66 74 74 70.

Jeudi 10 juin / Nedde

14h Rencontre et discussion avec les représentants de l’EPTB (établissement public territorial de bassin de la Vienne) et du programme Sources en action.Quels sont les intervenants sur les bassins-versants qui s’attachent à la préservation du milieu et de la ressource, quelle place pour les habitants dans ces dispositifs institutionnels ? Quel pouvoirs pour prévenir les atteintes multiples à l’équilibre fragile de l’éco-système rivière ? Quel partage de la responsabilité environnementale ?
Avec l’EPTB Vienne, le PNR, SRL, Corrèze Environnement et le groupe Eau du Syndicat).
Au camping communal en bord de Vienne.

Vendredi 11 juin / Gentioux

14h Assemblée mensuelle du Syndicat de la Montagne limousine : une bonne occasion pour mieux connaître le Syndicat.
à La Renouée (dans le bourg).

16h30 Rencontre informelle avec les groupes invités de l’aval du bassin-versant, qui interviendront le lendemain lors de la journée de clôture de la Fête.

Samedi 12 juin / Journée de clôture / Nedde

10h Comment s’organiser à l’échelle des bassins-versants ? Rencontres avec différents groupes ou luttes qui s’organisent à ces échelles (Bassines Non Merci, Loire-Vienne Zéro Nucléiare, Les Gammarres, collectif pour la restauration d’un ruisseau côtier à Marseille, …)
Restauration sur place en plein air.

14h30 Après-midi de synthèse des débats et Assemblée des habitantes et habitants du bassin-versant : comment agir demain pour préserver nos ressources communes ? Quelles suites donner à ce premier volet de l’enquête sur l’eau dans la Montagne Limousine?
Au camping communal.

Catégories eau

Une fête du bassin-versant de la Vienne amont au printemps!

Toutes et tous au fil de l’eau du 31 mai au 12 juin 2021 entre les sources et la confluence avec la maulde!

Nous sommes un petit groupe d’habitant.e.s investi.e.s dans le « groupe eau » du Syndicat de la Montagne Limousine et dans les Fêtes de la Montagne Limousine depuis plusieurs années, et nous avons commencé à réfléchir à l’idée d’organiser une fête du haut bassin-versant de la Vienne ce printemps. Une occasion de faire le point sur l’état de la ressource en eau sur le territoire et sur les questions qui animent les habitant.e.s, usagers et usagères du bassin versant.

Cette fête prendra la forme d’un événement public itinérant, depuis les sources de la Vienne entre Saint-Setier et Peyrelevade, en suivant ses différents affluents, jusqu’à Saint Denis des Murs où la Maulde rejoint la Vienne. Ce sera à la fois une fête populaire et un moment de rencontres et de débats autour des différents enjeux qui touchent le bassin versant, à savoir: la qualité de l’eau, des sols, de la biodiversité, la qualité de vie des habitants du bassin,les régies, l’hydro-électricité, les enjeux économiques également. Nous pensons à un événement « perlé » (comme une série de petits événements plutôt qu’un gros rassemblement), qui descendra progressivement en suivant la rivière et ses affluents; ce qui permettra d’éviter les effets de trop grande concentration humaine et de limiter les risques sanitaires. Cela s’étalera sur une dizaine de jours et mêlera des événements d’envergures très différentes : une projection ici, une balade naturaliste là, une table ronde, une exposition, une visite d’ouvrage, un spectacle, une descente en kayak, un témoignage, des débats…

L’eau ne connaît pas sur son passage de limites administratives, elle se fiche des limites de propriété. Quand elle disparaît, quand les sources se tarissent nous sommes tous et toutes également touché.e.s, tant émotionnellement que physiquement. Nous le sentons venir déjà: la question de la ressource en eau est le sujet brûlant des années qui viennent. Sur le chemin de cette prise de conscience (« l’eau pourrait ne plus couler de source ») de nombreux conflits d’usage vont naître et bruissent déjà. Nous pouvons anticiper ces terrains de conflit, anticiper les conséquences désastreuses des pénuries d’eau et de la hausse des températures, à notre très petite échelle peut-être autant voire plus que dans les grandes réunions internationales.

L’eau et par elle, le bassin-versant qui nous traverse et que nous traversons chaque jour nous lie envers et contre tout. Nous pensons qu’il faut sortir les enjeux économiques, patrimoniaux, sanitaires, écologiques, énergétiques, symboliques de la gestion de l’eau des tiroirs institutionnels où ils reposent, les mettre sur la place publique, produire ensemble une conscience commune du bassin-versant, de ce qu’il y faut permettre, de ce qu’il y faut proscrire, de ce qu’il y faut défendre.

Cette fête pourrait être un carrefour pour nous toutes et tous qui habitons ici et une manière de ne plus laisser traîner les questions brûlantes : l’eau du robinet, la ressource piscicole, la faune et la flore, l’état des sols, le rôle des forêts, des pratiques d’élevage et d’exploitation du bois, l’énergie hydro-électrique, la santé…

Des traces filmées, audio et graphiques de chacun des évènements permettront de garder mémoire de ces moments et de les partager avec toutes celles et ceux qui n’auront pas pu venir ou qui se posent des questions similaires ailleurs.

Faisons de la tête de bassin de la Vienne le fil conducteur de nos débats et de nos coopérations à venir.

A très bientôt,

Le « groupe Eau » au sein du Syndicat de la Montagne Limousine et d’autres amoureux et amoureuses de la vallée de la Vienne, de la Maulde, de la rivière de Lacelle, du Dorat, de la Feuillade, de la Chandouille, du Menoueix et tous les autres…

Le programme sera bouclé le 30 avril prochain. Des étapes sont d’ores et déjà prévues ou à l’étude à Peyrelevade, Tarnac, Rempnat, Faux-la-Montagne, Lacelle, La Villedieu, Saint-Martin Château, Gentioux, Royères de Vassivière, Nedde, Eymoutiers, Peyrat-le-Château, Saint Amand le Petit…

La prochaine réunion de coordination aura lieu le 30 avril à Faux-la-Montagne à 16h.

Pour toute proposition et se tenir au courant des rendez-vous de préparation :

syndicat-montagne@ilico.org