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Quelques nouvelles et questionnements au sujet du groupe Exilé·es du Syndicat

Lors de la dernière rencontre mensuelle du Syndicat, nous avons discuté du sens du groupe exilés du Syndicat et de comment il pourrait rallier les forces en présence sur le territoire.
A l’origine, ce groupe s’est crée en même temps que le Syndicat dans l’idée de proposer un espace de travail commun entre les personnes et les associations qui soutiennent les exilé·es qui vivent sur le territoire, ouvert aux exilé·es en premier lieu.

Cet espace de travail étant peu habité, nous avons alors imaginé que ça pourrait avoir du sens de maintenir un espace de partage d’informations et de coordination éventuelle comme cela a été le cas ponctuellement lors des fêtes de la Montagne. Cela permettrait aux structures qui s’impliquent en soutien aux exilés et ne sont pas déjà coordonnées entre elles, de partager des informations utiles et continuer à penser ensemble l’accueil d’exilés sur le territoire. Ce groupe avait été imaginé aussi comme groupe d’action plus politique sur l’accueil d’exilé·es sur la Montagne limousine et ailleurs (achat ou création de maisons d’accueils gérées par le groupe exilé·es, création d’un centre de ressources, d’accueil et de formation pour les femmes exilées et pour les enfants, lancer des luttes communes pour des régularisations massives des gens accueillis sur le territoire comme l’initiative prise par la Cimade pour la régularisation des jeunes du LMB, agir pour un meilleur accueil dans les structures d’accueil du territoire… ).

C’est dans cette deuxième optique que depuis l’automne dernier le groupe exilé·es, suite à l’interpellation par des résidents du Cada de Peyrelevade sur leurs conditions d’accueil dans le centre a lancé une lutte autour du Cada de Peyrelevade. Peut-être que cette focalisation n’ a pas aidé à ce que d’autres personnes venant des groupes de soutien existants rejoignent cette commission car ils avaient d’autres idées en tête sur les actions du groupe exilés du Syndicat de la Montagne limousine.

Aujourd’hui, bien que tout soit bien loin d’être réglé, la lutte autour des conditions d’accueil au Cada de Peyrelevade peut se poursuivre dans un petit groupe issu du groupe exilé·es et laisser place à d’autres envies ou idées d’actions. Certains sujets problématiques à Peyrelevade l’étant aussi ailleurs, le Syndicat va tenter de lancer des chantiers ouverts auxquels vous êtes bienvenus :

  • Accès à l’alimentation
  • Accès au soutien psy pour les exilé·es
  • Mise en place de semaines spécifiques FLE (Français langue étrangère)
  • Mise en place de journées de supervision et d’échanges pour les personnes soutenant les exilé·es animées par des professionnel·les (Centre Primo Levi probablement).

Un de ces chantiers a déjà démarré et donné lieu à une commission spécifique autour de la mobilité pour proposer (entre autres) un système efficace et durable de transports solidaires dans les mois à venir.


Si vous souhaitez suivre l’un de ces sujets, merci de vous inscrire sur la lettre d’information du Syndicat sur son site : https://syndicat-montagne.org/sabonner/ (onglet s’abonner en haut à droite).
Si vous souhaitez rejoindre l’un de ces chantiers, vous pouvez faire un mail spécifique à l’adresse syndicat-montagne@ilico.org indiquant quel chantier et vous serez recontactés par les personnes qui s’en chargent.


Vous pouvez aussi tout simplement venir à une des plénières du Syndicat (tous les 2èmes vendredi du mois), infos précisées dans les lettres d’information du Syndicat envoyées mensuellement par mail.
Concernant le dit « groupe exilé·es » au sens d’un territoire plus large, nous nous posons la question suivante : quel sens peut avoir ce type d’espace de coordination des différents groupes locaux ? Certain.es se coordonnent déjà et il ne s’agit pas de réinventer la poudre, ni de générer plus de réunions énergivores. Quelles idées d’actions ou de choses à faire avancer pour améliorer l’accueil d’exilé·es sur le territoire, pour renforcer les groupe locaux (Mas, Cimade)…

Rendez vous le 9 juillet pour en parler lors de la prochaine pleinière du Syndicat.

Gwendoline, Manon, Aiala, Lucie pour le Syndicat de la Montagne

Retour sur la création du groupe Exilé·es en soutien aux résidents du CADA de Peyrelevade

En 2015, un Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile (CADA) a ouvert ses portes à Peyrelevade et y accueille jusqu’à 80 personnes.

La lettre des résidents de juillet 2019

Le 10 juillet 2019, les résidents du centre ont écrit une lettre dans laquelle ils demandaient l’amélioration de leurs conditions de vie dans le centre. Il s’agissait de 3 demandes essentielles : des cuisines collectives mieux équipées, l’installation du wifi pour avoir accès à internet et la mise en place de transports réguliers vers les villes ou les gares avoisinantes. Cette lettre fut signée par l’ensemble des résidents (moins 1 personne) et adressée au bureau de Forum Réfugiés COSI qui gère le CADA, ainsi qu’à la mairie de Peyrelevade. N’ayant pas obtenu de réponses positives, des résidents du CADA décident de contacter des membres du Syndicat de la Montagne limousine pour qu’ils les soutiennent dans leurs demandes.

Création du Groupe Exilé·es

En réponse à cette demande de soutien, le groupe Exilé·es du Syndicat de la Montagne limousine se crée lors d’une assemblée qui réunira une trentaine de personnes le 3 novembre 2019. Il est alors décidé de soutenir la demande des résidents et d’aller à la rencontre des gestionnaires du CADA (Forum Réfugiés COSI ) et du propriétaire (la mairie de Peyrelevade).

Les échanges sont difficiles et n’aboutissent qu’à très peu d’amélioration dans les demandes faites par les résidents. La crise du COVID, le premier confinement et le manque de suivi de la part du groupe Exilé·es du Syndicat de la Montagne limousine met fin aux discussions.

Été 2020 : nouvelle alerte

Un an plus tard, à l’été 2020, de nouveaux résidents alertent le groupe Exilé·es du Syndicat de la Montagne limousine car une action de nettoyage des chambres a été réalisée au CADA pour permettre une désinsectisation au cours de laquelle des meubles et affaires personnelles (miroirs, mixers, micro-onde, meubles à TV, fer à repasser, baignoire de bébé, etc.) ont été jetés et d’autres stockés par les gestionnaires (il est prévu qu’ils seront rendus à leur sortie du CADA). Cette action est ressentie comme une humiliation par plusieurs résidents.

Des membres du groupe Exilé·es rencontrent ces résidents qui en plus du choc subi suite à cette journée de nettoyage nous alertent d’une prolifération anormale de cafards dans le bâtiment depuis un an et à nouveau du manque de transports, de l’absence persistante d’accès à internet, etc.

Dans la foulée, des membres du Syndicat s’entretiennent avec la directrice du CADA pour demander un relogement rapide et savoir quelles sont les plans d’action pour éradiquer les cafards et améliorer les conditions d’accueil dans le centre. La directrice nous informe qu’elle ne relogera pas les résidents, qu’une désinsectisation aura lieu courant décembre (sans date précise) et que de l’inox et une plonge seront mis dans une des cuisines. Qu’elle ne pourra pas mettre en place plus de transports, ni travailler sur les tickets de cantine. Nous n’avons pas le temps d’aborder tous les sujets énoncés lors de l’entretien avec les résidents, mais, étant donné la situation urgente due à la crise sanitaire et au fait que des personnes soient confinées dans un centre envahi de cafards et avec des cuisines sous équipées et insalubres pour certaines, les plans d’actions du CADA ne nous ont pas semblé répondre à cette urgence.

Une nouvelle lettre des résidents

Le 10 novembre 2020, une deuxième lettre des résidents est rédigée et signée par une grande majorité (ils l’avaient traduite en plusieurs langues). Cette lettre comprend 17 points allant dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de vie (éradiquer les cafards au plus vite, améliorer l’équipement des cuisines, mettre en place des transports et la wifi, gratuité des tickets de cantine pour les enfants inscrits à l’école de Peyrelevade, mise en place de cours de français, etc.).

Le 12 novembre 2020, une lettre écrite par le groupe Exilé·es est envoyée à la direction du CADA et en copie à la mairie de Peyrelevade pour signaler l’envahissement de cafards, l’insalubrité du centre et la nécessité d’un relogement rapide. Un courrier spécifique est également envoyé aux services de la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations), de la Préfecture et à l’ARS (Agence Régionale de Santé) afin de signaler la situation alarmante des conditions de vie dans ce centre en temps de confinement et de crise sanitaire nationale.

Le 18 novembre un courriel de Forum Réfugiés est adressé au Syndicat en réponse à notre lettre. Forum Réfugiés nous informe que les points soulevés dans notre courrier vont dans le sens de leurs actions. Qu’ils vont procéder à une désinsectisation très rapidement, dans la semaine suivante, et qu’elle sera précédée d’un nettoyage complet des locaux. Aucune réponse n’est donnée sur les 16 autres demandes des résidents, ni sur le relogement rapide des résidents.

Le 18 novembre, toujours dans un souci de santé et d’amélioration des conditions de vie des résidents dans cette période de crise sanitaire et de confinement, le groupe Exilé·es et des membres de l’association MAS de Peyrelevade lancent par un communiqué de presse un appel à manifester devant le CADA le samedi 21 Novembre 2020. Une centaine de personnes se mobilise en présence de nombreux journalistes.

De son côté, la préfecture de la Corrèze a inspecté les lieux, constaté l’état « d’insalubrité remédiable » du CADA et intimé à Forum Réfugiés COSI de définir avant le 31 décembre 2020 un plan d’action pour remédier aux problèmes signalés dans le courrier du Syndicat et confirmés par son inspection.

Depuis…

Nous sommes inquiets quant à l’échec de la désinsectisation, car les cafards sont toujours bien présents et les conditions de vie très difficiles pour les résidents. Après cette mobilisation, le groupe Exilé·es du Syndicat de la Montagne limousine, qui agit en soutien aux résidents, a proposé à la Mairie de Peyrelevade et à la direction du CADA , une commission de travail pour trouver les meilleures solutions aux questions posées dans la lettre des résidents.

Pour le moment, Forum Réfugiés COSI n’a pas encore participé à ces réunions dans lesquelles sa présence est pourtant indispensable.

Cette commission, acceptée par la Mairie, est composée, côté Mairie, de 5 membres, et du côté du groupe Exilé·es de 3 membres. Elle s’est réunie trois fois, le 29 novembre, les 4 et 12 décembre, sans la présence de Forum Réfugiés, bien que celui-ci ait été sollicité, et sans la présence de résidents. Elle a réussi tout de même à avancer concrètement sur des points précis comme les transports et le prix des tickets de cantine. Malheureusement, la moitié du temps de travail en commission consiste actuellement à « déminer » le terrain des relations Syndicat – Commune.

Forum Réfugiés doit donc travailler actuellement à sortir de cette situation d’insalubrité, ce qui est le plus urgent, et nous appelons dans une lettre adressée à Forum Réfugiés à les rencontrer en même temps que la Mairie, lors de sa venue le 14 janvier prochain à Peyrelevade, pour que tous les points soulevés par les résidents soient pris en compte, dans un souci d’ouverture et de liens avec les habitants et les associations locales.

Dans cette démarche, la position du Syndicat est très claire : offrir un lieu de vie décent aux personnes exilées et « défendre des conditions de vie dignes pour toutes et tous » (plaquette de présentation du Syndicat). Il s’agit d’avancer concrètement pour sortir d’une situation qui dure depuis plusieurs années et dont les résidents sont les premiers touchés. Le groupe Exilé·es du Syndicat suivra cette démarche avec persévérance et continuera à travailler jusqu’à l’obtention de toutes les demandes des résidents dans les délais les plus courts.

Au-delà

En travaillant autour des problématiques du CADA, de nombreux sujets et réflexions sont apparus comme pouvant être pris en charge par le groupe Exilé·es du Syndicat de la Montagne limousine (mise en place de transports depuis tous les centres d’accueil isolés de la Montagne limousine, mise en place de formation continue de français pour les résidents, travail sur des suivis psychologiques avec interprète dans tous les centres, mise en place de gratuiteries régulières devant les centres etc.).

En guise de conclusion, nous lançons un appel à toute personne sensible à ces questions si elle désire rejoindre le groupe Exilé·es du Syndicat de la Montagne limousine afin de proposer des idées, suivre l’évolution des différents dossiers traités et travailler sur des problématiques plus larges.

Nous remercions toutes les personnes qui se sont mobilisées lors du rassemblement du 21 novembre, qui a permis une avancée dans cette lutte pour l’amélioration des conditions d’accueil au CADA de Peyrelevade.

Il n’y aura pas d’expulsion sur la Montagne Limousine !

Début juillet, des habitants de Faux-la-Montagne, en Creuse, et de villages voisins en Corrèze et Haute-Vienne, ont tenté d’empêcher l’expulsion vers l’Italie de l’un des leurs, un jeune homme soudanais en exil qu’ils accueillent depuis 8 mois avec trois autres de ses compagnons d’infortune.

La loi permettant à la préfète de la Creuse d’autoriser le jeune homme à solliciter l’asile politique en France, ces habitants lui demandaient de le faire. Malgré des demandes en ce sens répétées à maintes reprises les semaines précédentes, et une ultime tentative le 9 juillet, jour de la convocation du jeune Soudanais à la gendarmerie de Felletin, la préfète a décidé d’appliquer à la lettre les accords de Dublin et de renvoyer le jeune homme vers l’Italie, où il n’a aucune attache. Vers 20h, les quelques 200 manifestants rassemblés devant la gendarmerie, se sont fait violemment refouler par les gendarmes : une stratégie de diversion qui leur a permis d’exfiltrer le jeune homme par l’arrière de la gendarmerie, à travers un trou dans le grillage, pour le conduire vers Paris en vue de son expulsion. Une vidéo réalisée par Télé Millevaches résume cette soirée.

Le surlendemain, le jeune Soudanais a refusé d’embarquer à Roissy pour l’Italie et a alors été remis en liberté. Saisissant le tribunal administratif de Limoges pour qu’on lui reconnaisse le droit de déposer sa demande d’asile en France le 23 juillet 2018, une volte-face de dernière minute de la préfecture de la Creuse, qui craignait sans doute d’être contredite par les juges, lui permet finalement de déposer normalement sa demande d’asile en France…

Au-delà de ce cas fortement médiatisé, et devant des situations plus ou moins similaires qui sont de plus en plus nombreuses un peu partout, des habitants et amis de la Montagne limousine ont décidé d’afficher une position claire face à toutes les expulsions, transferts ou « réadmissions » vers l’Italie ou ailleurs qui ne manqueront pas de voir le jour dans la période à venir. Voici ce texte ainsi que la liste de ses premiers signataires.


Aussi loin que l’on puisse remonter la Montagne Limousine a été une terre d’émigration, mais aussi une terre d’accueil pour toutes sortes de migrants, d’exilés. Voici quelques années que la « question migratoire » refait son apparition sur les plateaux de la Montagne limousine sous un jour nouveau. Il y a trois à quatre ans, des centres d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) ont ouvert dans plusieurs communes de la Montagne et de sa périphérie. Suite à l’expulsion militaire du campement informel de migrants de Calais, qui réunissait près de 9000 personnes, s’y sont ajoutés, comme dans de nombreuses campagnes françaises, les très mal-nommés « Centres  d’Accueil et d’Orientation » (CAO). Dans les communes qui se portèrent alors candidates à accueillir de tels centres et dans les communes avoisinantes, des collectifs, des initiatives plus individuelles ont fleuri pour organiser l’hospitalité et la solidarité avec ceux et celles qui arrivaient sur notre territoire sans l’avoir choisi. Des centaines d’habitants de la Montagne se sont ainsi coordonnés, parfois avec le soutien d’élus locaux, pour faire une place à ces nouveaux venus. Cours de français, activités diverses, repas conviviaux, transports ont été mis en place par des collectifs d’habitants solidaires. Puis, assez vite, avec l’inéluctable arrivée des premiers « déboutés » du droit d’asile, et leur sortie des dispositifs d’accompagnement légaux, habitat, subsistance, assistance juridique et morale se sont improvisés, de la même manière. Ce qui relevait des gestes les plus simples, les plus humains dans les premiers temps, s’est progressivement mué en une nécessaire organisation à la marge de la légalité. Légalité qui ne laisse que peu de place à l’expression d’une véritable solidarité avec les exilés, voire qui bien souvent la condamne, la poursuit.

Alors qu’une certaine mansuétude semblait caractériser l’application de la loi dans notre région dans la période récente, un certain nombre de personnes demandeuses d’asile et déboutées ont décidé de rester, de s’installer sur nos plateaux, dans nos communes pour le plus grand plaisir de la plupart des habitants, heureux d’accueillir et d’accompagner cette incontestable source de vitalité, de joie et d’ouverture culturelle. Nous leur avons, de multiples manières, fait place dans nos vies, ils et elles en font désormais partie intégrante. Il n’y a plus que des écarts d’ordre « légaux » entre eux, elles et nous.

Alors quand nous réalisons ces dernières semaines, qu’un tour de vis annoncé par le gouvernement depuis longtemps sur la « politique d’accueil » produit ses premiers effets visibles sur nos amis, nous ne pouvons réprimer plus longtemps notre colère. Nous les avons accueillis sans demander l’autorisation à personne, nous nous sommes organisés pour rendre leur vie ici possible même si nous ne sommes pas encore parvenus à lever toutes les difficultés causées par leur statut « légal ». Nous avons bien compris que l’opération catastrophique de maintien de l’ordre du 9 juillet 2018 à Felletin, en Creuse, valait comme un avertissement. Mais renvoyer, ou laisser renvoyer, les gens qui ont tout fait pour en partir, dans des pays où ne les attendent que persécutions, misère, torture et mort, n’est toujours pas, pour nous, un choix envisageable.

Nous, habitants et amis des diverses communes de la Montagne et de ses alentours, avons donc décidé de répondre aux Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF), aux ordres de « reconduite à la frontière », émis par les préfectures dont chacun de nos villages dépendent, de la même façon que nous avons répondu à cette situation jusque-là. Nous n’en tiendrons aucun compte. Mieux, nous serons de celles et ceux qui feront tout pour qu’ils ne soient pas suivis d’effet. Il n’y aura pas d’expulsion d’exilés sur la Montagne limousine, qu’on se le dise !

Nous appelons tout le monde, partout, à faire de même, à exercer ce « devoir de fraternité » dont de lointaines révolutions nous ont laissé l’héritage.

Signataires :

  • Marie-Noëlle Agniau, poète,Vicq-sur-Breuilh (87)
  • Dominique Albaret, maire de Saint Pardoux la Croisille, Peuple et Culture 19
  • Aquaserge (groupe de musique)
  • Armelle Barroux, rédactrice, Royère de Vassivière (23)
  • Christophe Bellec, cofondateur de la coopérative Cesam-Oxalis
  • Pierre Bergounioux, écrivain
  • Léonard Bernard, Faux la Montagne (23)
  • Frédéric Bondu, moniteur d’atelier, Gentioux-Pigerolles
  • Laurent Bourdelas, écrivain, Vicq-sur-Breuilh (87)
  • Marc Bourgeois, Faux la Montagne
  • Marie-Rose Bourneil, Maire de Tarnac (19)
  • Denise Bredinus, Gourdon-Murat
  • Milou Brette, conseillère municipale de Peyrelevade (19), syndicaliste
  • Jean-Lou Brette, Peyrelevade
  • Martine Bruzat, Felletin
  • Alain Carof, sociologue, Felletin
  • Laetitia Carton, réalisatrice, conseillère municipale de Faux-La-Montagne
  • Jean-Marie Caunet, 1er adjoint de La Nouaille (23)
  • Cimade, groupe local Peyrelevade (19)
  • Cimade, groupe local Eymoutiers (87)
  • Kléber Clemenceau, Gourdon-Murat (19)
  • Dany Clemenceau-Magnaval, conseillère municipale de Gourdon-Murat (19)
  • Gilles Clément, paysagiste, écrivain
  • Dominique Clermont, femme de théâtre, La Celle sous Gouzon (23)
  • Guillaume Codet, cuisinier, Faux la Montagne
  • Jean Combasteil, ancien député-maire de Tulle
  • Jean-Louis Comolli, cinéaste
  • Clémence Davigo, réalisatrice, Faux la Montagne
  • Yaël Davigo, étudiante, Faux la Montagne
  • Samuel Deleron, Faux la Montagne et Limoges
  • Nicolas Derieux, Maire de Saint Martin Château (23)
  • Le conseil municipal de Saint Martin Château (23)
  • Isabelle Despres, Faux la Montagne
  • Isabelle Doyon, enseignante, Faux la Montagne
  • Jean-Francois Draperi, directeur du Centre d’économie sociale du Conservatoire des Arts et métiers
  • François-Xavier Drouet, réalisateur, Faux la Montagne
  • Marie-Claire Drut, institutrice, Gentioux-Pigerolles
  • Maryse Dupont, Rempnat (87)
  • Didier Dupont, Rempnat (87)
  • Julien Dupoux, géographe
  • Philippe Eychene, ouvrier, Faux la Montagne
  • Anne-Marie Fadda, Bugeat (19)
  • Fatima Fellat, aide médico-psychologique, Eymoutiers
  • Janine Gabiache, conseillère municipale de Tarnac
  • Yvan Gabiache, Tarnac
  • Jeanne Gailhoustet, directrice de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Limoges
  • Didier Garreau, Chavanac
  • Jackie Garreau, Chavanac
  • Antoine Gatet, juriste en environnement
  • Anne Germain, Faux la Montagne
  • Hélène Gibert, comédienne, Faux la Montagne
  • Emilie Gianre, conseillère municipale de Gentioux-Pigerolles (23)
  • Manon Glibert, conseillère municipale de Tarnac
  • Véronique Goga, Faux la Montagne
  • Jean-Jacques Gouguet, professeur émérite – Université de Limoges
  • Gilles Gracineau, curé d’Eymoutiers
  • Dominique Grador, Adjointe au maire de Tulle
  • Emmanuel Gratadour, Faux la Montagne
  • IPNS, journal d’information du Plateau de Millevaches
  • Isabelle Grand, Maire de Gioux (23)
  • Marie-France Houdart, ethnologue
  • Francis Juchereau, responsable associatif, chercheur associé
  • Marianne Lanavère, Eymoutiers 
  • Marc Lanceau, conseiller municipal de Faux-la-Montagne (23)
  • André Laurent, Maire de Pradines (19)
  • Patrick Leclerc, retraité, Faux la Montagne
  • Sophie Lefeuvre, Faux la Montagne
  • Paloma León, auteure
  • Thierry Letellier, Maire de la Villedieu (23)
  • Claire Lestavel, Faux la Montagne
  • Catherine Luce, conseillère municipale de Tarnac
  • Jean-Paul Lucas, enseignant retraité, Les Billanges (87)
  • Michel Lulek, Faux-la-Montagne, directeur de publication de IPNS
  • Richard Madjarev, Limoges, retraité Ministère de la Culture
  • Jacques Malnou, Faux la Montagne
  • Gérard Monédiaire, professeur émérite des facultés de droit
  • Emmanuel Monfreux, berger, Faux la Montagne
  • Montagne Accueil Solidarité (MAS) de Peyrelevade (19)
  • Montagne Accueil Solidarité (MAS) de Eymoutiers (87)
  • Montagne Accueil Solidarité (MAS) de Peyrat le Château (87)Sophie Noguet, Enseignante, Faux la Montagne
  • Jérôme Orvain, Conseiller régional Nouvelle Aquitaine pour la Creuse
  • Jean-Paul Oudot, instituteur à la retraite, Gentioux-Pigerolles
  • Mumine Ozsoy, Conseillère Régionale Nouvelle Aquitaine pour la Corrèze
  • Guillaume Paillard, Faux la Montagne
  • Michel Parot, comédien et homme de théâtre, La Celle sous Gouzon
  • Michel Patinaud, Eymoutiers
  • Frank , dessinateur de bande desinée
  • Pascale Perrier, Professeure de lettres, Faux la Montagne
  • Peuple et Culture 19
  • Pic, dessinateur
  • Dominique Pifarély, musicien
  • Jean Yves Pineau, Limoges, directeur des LOCALOS
  • Monique Plazanet, employée Ephad, Tarnac
  • Dominique Pradignac, Aixe sur Vienne, responsable syndical
  • Jean-François Pressicaud, Felletin
  • Jeanne Puchol, autrice de bande dessinée
  • Serge Quadruppani, écrivain, Eymoutiers
  • Jacqueline Renaud, retraitée, Tarnac
  • RESF 19
  • Carole Riffaud, Praticienne en péri-natalité, Eymoutiers
  • Ève Risser, musicienne
  • Jean Rochard, producteur de musique (éd.NATO)
  • Claude Rogeaux, Faux la Montagne
  • Corinne Romanet, 1ère adjointe au maire de La Villedieu
  • Benjamin Rosoux, conseiller municipal de Tarnac
  • Eric Rouvellac – Limoges – universitaire
  • Jeannot Salvatori, musicien, Faux-La-Montagne
  • Pierre Simonet, retraité, Limoges
  • Christophe Soulié, journaliste
  • Surnatural Orchestra, groupe de musique
  • Manée Teyssandier, Peuple et culture 19
  • Solenn Tiquet, infirmière, Faux la Montagne
  • Nathalie Torselli, Rempnat
  • Frédéric Torselli, maître d’oeuvre, Rempnat
  • Carole Vandroy, Festival Folie les mots, Faux la Montagne
  • Mireille Verdier, Faculté de Médecine, Université de Limoges
  • Catherine Villain, retraitée, Faux la Montagne