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Les objectifs du groupe solidarité et autonomie alimentaire

Le groupe autonomie et solidarité alimentaire est né récemment de plusieurs constats :

A l’échelle de ce territoire, nous déléguons une énorme partie de notre production alimentaire, soit à l’industrie (y compris en bio), soit à des paysannes et paysans qui la prennent en charge, avec peu de moyens et des conditions de travail assez rudes (accès aux bonnes terres difficiles, peu de possibilité d’investissement, peu de soutien extérieur)
Au début du 20ème siècle, notre territoire accueillait entre 3 et 10 fois plus d’habitants. A cette époque, la quasi-totalité des denrées alimentaires étaient produites sur place.
La nécessité liée à l’alimentation est l’une des principales contraintes qui pèse sur ceux qui sont démunis et dans cette période post-pandémie qui s’annonce difficile socialement, le nombre de personne en difficulté pour s’alimenter correctement va certainement croitre.
Pour autant, même si l’idée de s’organiser autour de ces questions n’est pas neuve, elle peine à passer à une dimension qui va au delà de quelques expériences souvent difficiles à mener pour ceux qui les porte.

Ce groupe suit trois grands axes de travail :       

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vue des surfaces agricoles
Premier axe : réaliser un large état des lieux sur notre niveau d’autonomie actuel afin de mettre en avant :

1. le rapport entre les modes de consommation alimentaire et la production locale : quelles sont les filières prédominantes, répondent-elles aux besoins de consommation ? Les régimes alimentaires sont-ils adaptés à ce qui peut être produit localement ? ;
2. les circuits manquants qui pourraient être développés (en termes de production, de transformation, de débouchés locaux pour la distribution…) ;
3. la prise en charge collective de l’autosuffisance alimentaire : comment soutenir dans leur travail celles et ceux qui produisent pour la consommation locale, quelles formes de collectivisation de la nourriture pourrait-on penser, comment soutenir de nouveaux projets et faciliter les installations… ?

récolte d’un champ de pomme de terre collectif
   Deuxième axe : expérimenter sur des échelles locales. Installer des productions ou des outils communs portés par le syndicat.

C’est expérimenter la réalisation plus collective de la production, la distribution, la transformation. C’est aussi participer à la structuration d’un réseau rassemblant celles et ceux qui produisent, distribuent et mangent en mettant aussi en place des dispositifs solidaires. C’est enfin une porte d’entrée pour toutes et tous à participer à son alimentation à une échelle supérieure au potager individuel.

formation cultiver par temps incertains proposée par l’association Pivoine

Troisième axe : Participer à la diffusion des savoir-faire et des connaissances qui soutiennent ces pratiques. Développer une compétence spécifique à notre contexte pédoclimatique et identifier les risques futurs. Influencer les politiques locales liées à l’alimentation.

Sources d’inspiration :
décidons de notre alimentation
évaluation des capacité vivrière d’un territoire, l’outil parcel
association les greniers d’abondances